Aujourd'hui, une audition au parlement flamand a révélé que la liste annoncée par le ministre Brouns a été annoncée des pollueurs de pointe, qui est passée de 41 à 11 entreprises, est basée sur des chiffres dépassés. Le ministre sape ainsi la protection de la nature, mais plonge également le secteur agricole dans un chaos supplémentaire. Bond Beter Leefmilieu et Dryade réagissent avec consternation : “C'est incompréhensible. L'agriculture et la nature méritent une politique azotée efficace et juridiquement sûre.”
Les pollueurs de pointe sont des exploitations agricoles dont les émissions d'azote ont un impact exceptionnellement important sur la nature protégée. Pour désigner les pollueurs de pointe, on utilise la valeur de dépôt critique (VDC), la norme qui indique combien d'azote un écosystème peut supporter. Cependant, des recherches scientifiques récentes montrent que de nombreuses zones naturelles sont plus vulnérables que précédemment supposé. Déjà en 2022, un rapport international a recommandé une réduction de la VDC pour de nombreux habitats. Le INBO a examiné en 2024 ce que cette révision signifie pour la VDC dans la politique flamande : 42 des 75 types d'habitats peuvent supporter moins d'azote que précédemment pensé.
Déjà en 2023, lors des négociations autour de l'Approche Programmée de l'Azote (PAS), et à nouveau en 2024, des associations de protection de la nature et de l'environnement ont insisté pour que le décret sur l'azote soit adapté aux connaissances scientifiques les plus récentes. Aujourd'hui, il apparaît que le ministre base encore cette nouvelle liste de pollueurs de pointe sur les VDC obsolètes et moins strictes. Ce choix est en contradiction avec le jugement du 18 juin 2025 du Conseil d'État sur le “GRUP Steenfabrieken Nelissen”, d'où il ressort que les permis basés sur des connaissances scientifiques obsolètes ne sont pas valables. L'utilisation de ces données dépassées crée une situation juridique instable et laisse de nombreux agriculteurs dans l'incertitude.
En utilisant des KDW obsolètes, notre nature continue d'absorber trop d'azote et il y a encore beaucoup d'agriculteurs qui ne savent pas à quoi s'en tenir. Le ministre Brouns refuse ainsi, à nouveau, de s'attaquer en profondeur à la problématique de l'azote. Les agriculteurs et la nature méritent mieux.