Dryade, Bond Beter Leefmilieu et Natuurpunt se rendent au Conseil constitutionnel contre le décret sur les mesures de réduction des émissions. Les étables à faibles émissions et les épurateurs d'air ne font pas ce qu'ils promettent. Le décret est défavorable à la nature et aux agriculteurs, c'est pourquoi les associations demandent son annulation.
Le décret sur l'azote mise fortement sur la technologie dite « à faibles émissions » pour résoudre le problème de l'azote. Cela a été intégré dans le décret sur les mesures de réduction des émissions. Cependant, de nombreuses études montrent que les étables à faibles émissions et les épurateurs d'air n'atteignent pas les réductions d'émissions promises sur le papier.
Le problème de l'azote ne sera pas résolu avec la technologie sur laquelle ce décret repose. Par conséquent, la Flandre continuera à ingérer trop d'azote pendant des années. Cela nuit à notre nature et à notre santé. Dryade, BBL et Natuurpunt demandent donc également l'annulation du décret sur les mesures de réduction des émissions.
« Les agriculteurs ne bénéficient pas non plus de telles solutions coûteuses et illusoires. Ils ont également besoin d'une approche structurelle à la source. Ce n'est que lorsque les émissions d'azote diminueront effectivement que l'état de notre nature pourra s'améliorer, avec une sécurité juridique pour l'agriculteur en conséquence», déclare Stijn Leestmans, conseiller en politique agricole de Natuurpunt.
“La solution au problème de l'azote réside dans un cheptel plus petit qui est en équilibre avec son environnement grâce à une gestion agro-écologique. Nous demandons au gouvernement flamand de donner la priorité à ces mesures par rapport aux épurateurs d'air et aux techniques d'étable.», estime Ineke Maes, experte agricole chez BBL.
Auparavant, Dryade et BBL, avec Greenpeace Belgique, avaient également contesté le décret sur l'azote devant le Conseil constitutionnel. Les deux décrets sont étroitement liés.