L'interdiction néerlandaise d'utiliser des pesticides dans les cultures de lys à proximité des habitations devrait inspirer le plan flamand sur les pesticides, affirment Bond Beter Leefmilieu, Dryade, Natuurpunt, Velt et le WWF.
Hier, le tribunal du Nord des Pays-Bas a décidé d'interdire l'utilisation de pesticides dans une exploitation de lys située à proximité de riverains, dans la province de Drenthe. Cette décision fait suite à une action en justice intentée par les voisins d'un producteur de lys, inquiets des risques pour la santé. Le juge a estimé que le cultivateur de lys devait cesser d'utiliser des pesticides. Il a déclaré que, malgré les efforts de l'agriculteur en question, le risque potentiellement élevé pour la santé des riverains l'emportait sur la rentabilité accrue de la culture du lys. Le tribunal s'appuie pour cela sur le principe de précaution et sur des études concernant le lien entre les pesticides et des troubles neurologiques graves, tels que la maladie de Parkinson, la maladie d'Alzheimer et la SLA.van Noord-Nederland om een verbod toe te wijzen op het gebruik van pesticiden op de lelieteelt nabij omwonenden in Drenthe. Deze uitspraak kwam er nadat buren van een lelieteler naar de rechter stapten vanwege zorgen over de gezondheidsrisico’s. De rechter oordeelde dat de lelieteler moet stoppen met het gebruik van pesticiden. Hij stelde dat, ondanks inspanningen van de landbouwer in kwestie, het potentieel groot risico voor de gezondheid van omwonenden belangrijker is dan de hogere winstgevendheid van de lelieteelt. De rechtbank beroept zich hiervoor op het voorzorgsprincipe en studies over het verband tussen pesticiden en ernstige neurologische aandoeningen, zoals Parkinson, Alzheimer en ALS.
« C'est un précédent retentissant qu'un juge interdise à un agriculteur de continuer à pulvériser des pesticides agréés par les autorités », déclare Geert Gommers, de l'association Velt. « Il confirme ainsi implicitement que la politique du gouvernement néerlandais ne suffit pas à protéger efficacement les habitants des zones rurales. »
Les services de santé municipaux néerlandais et les autorités belges recommandent actuellement de tenir les enfants et les animaux à l'écart, pendant quelques heures, de toute parcelle qui vient d'être traitée avec des pesticides. « C'est tout sauf une solution structurelle. Une étude récente de l'UNICEF montre que 9 % des jeunes Belges vivent dans une zone à haut risque de contamination par les pesticides. La Belgique obtient ainsi un score encore plus mauvais que les Pays-Bas », affirme Dries Verhaeghe de Dryade..
Entre-temps, le gouvernement flamand peaufine le plan pesticide flamand, qui accuse déjà un retard de six mois. Ce plan vise à limiter les risques des pesticides pour la santé et l'environnement. Plus tôt cette année cinq organisations environnementales ont assigné en justice le gouvernement flamand parce que le plan pesticide actuel ne le fait pas suffisamment. “Cette décision souligne notre plaidoyer pour mettre le principe de précaution au centre et intégrer plus fortement les problèmes de santé liés aux pesticides dans le plan pesticide flamand. Dans notre assignation, nous demandons entre autres une zone sans pesticides autour des maisons, crèches, écoles et maisons de repos. Ce tampon s'avère nécessaire pour protéger suffisamment les groupes vulnérables, comme les enfants et les personnes âgées.” déclare Heleen De Smet de Bond Beter Leefmilieu.